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vendredi 22 mai 2015

Nicaragua internacionalista 2016


Proyecto de recuperación de la memoria histórica.

https://nicaraguainternacionalista2016.wordpress.com/ 

rda affiche nika
Durante los años 1980 o incluso antes, miles de internacionalistas se fueron para laNicaragua libre para construir un país más justo, tras 40 años de dictadura y una guerra de liberación nacional. En el contexto de la agresión militar impuesta por los Estados Unidos, brigadas y voluntarios internacionalistas se turnaron y se completaron, a veces arriesgando su vida, para participar a la construcción de estructuras sanitarias y sociales, sostener la alfabetización, reactivar la producción, participar en la defensa de la Revolución y de las poblaciones…
Sus testimonios ayudaron a popularizar la Revolución Sandinista a miles de kilómetros de Managua…
Esta página de historia escrita por los internacionalistas es muy poco conocida. La mayoría conserva en un rincón secreto de su memoria el discreto orgullo de haber ayudado con sus manos y sus voces a la joven Revolución. Una experiencia difícil de compartir al volver a su país, como actores y actrices de una historia no destinada a aparecer en los manuales; Como eternos ausentes a pesar de haber compartido miedos, lagrimas y muchas veces dolor y hambre.Nica13
Algunos libros fueron publicados, algunos documentales editados (en Suiza, en Chile, en Argentina, en Euskadi…) pero donde los ex brigadistas y en los comités, centenares de documentos, notas, fotografías quedan esparcidos.
Llamamos a los internacionalistas, ex brigadistas, comités: si tienen fotos, recuerdos, una historia que contar, a participar a este trabajo en homenaje a l@s quienes acompañaron la lucha del pueblo nicaragüense.
Con el fin de honrar la memoria de los internacionalistas que fueron asesinados por la contra-revolución, proponemos que una exposición itinerante sea presentada en Nicaragua entre julio y agosto de 2016, 30 años después de la emboscada de Zompopera que costó la vida a Joël, Yvan, Berndt, William y Mario.
Una parte de nosotros quedo en Nicaragua.
Callar es olvidar, es privar a la juventud de su historia.

Ayúdenos a recuperar la memoria histórica del internacionalismo en Nicaragua.

Dedicamos el blog : https://nicaraguainternacionalista2016.wordpress.com/ 
para centralizar los documentos que ilustraran la gesta internacionalista en Nicaragua.



samedi 14 février 2015

Proyecto de recuperación de la memoria histórica.

Internacionalistas en Nicaragua.
Proyecto de recuperación de la memoria histórica.


Durante los años 1980, miles de internacionalistas se fueron para la Nicaragua libre para contribuir a la construcción de un país más justo, tras 40 años de dictadura. En el contexto de la agresión militar impuesta por los Estados Unidos, las brigadas y los voluntarios internacionalistas se turnaron para participar a la construcción de estructuras sociales y apoyar a los esfuerzos de producción. Sus testimonios ayudaron a popularizar la Revolución Sandinista a miles de kilómetros de Managua.

Esta página de historia escrita por los internacionalistas es muy poco conocida. Algunos libros fueron publicados, algunos documentales editados pero donde los ex brigadistas y en los comités, centenares de documentos quedan esparcidos. (notas, fotografías, documentos…). 
Con el fin de honrar la memoria de los internacionalistas que fueron asesinados por la contra-revolución, proponemos que una exposición itinerante sea presentada en Nicaragua entre julio y agosto de 2016, 30 años después de la emboscada de Zompopera que costó la vida a Joël, Yvan, Berndt, William y Mario.

Queremos restituir el recuerdo de la Nicaragua vista por los internacionalistas a través de fotografías de los proyectos, de las brigadas, de las cosechas, de itinerarios particulares y colectivos de los que llegaron a la Nicaragua sandinista.
Mandamos este llamado a los ex brigadistas, a los comités, a las y los quienes por su participación ayudaran a ilustrar este movimiento histórico.

Contactos :        

André : zompopera.1986@gmail.com  

Loren : bloglorensanchis@gmail.com
                                          







Internationalistes au Nicaragua.
Projet de Récupération de la mémoire historique.

Durant les années 1980, des milliers d’internationalistes se sont rendus au Nicaragua libre pour contribuer à la construction d’un pays plus juste, après 40 années de dictature. Dans le contexte de l’agression militaire imposée par les Etats-Unis, les brigades et les volontaires internationalistes se relayèrent  pour participer à la construction des structures sociales et appuyer les efforts de production. Leurs témoignages aidèrent à faire connaitre la Révolution sandiniste à des milliers de kilomètres de Managua…

Cette page d’histoire écrite par les internationalistes est peu connue. Quelques ouvrages ont été publiés, des documentaires ont été édités mais chez les ex-brigadistes ou dans les comités, des centaines de documents restent éparpillés. (Notes, photographies, documents…)

Afin d’honorer la mémoire des internationalistes qui furent assassinés par la Contre-révolution, nous proposons qu’une exposition itinérante soit présentée au Nicaragua entre juillet et août 2016, soit 30 ans après l’embuscade de Zompopera qui coûta la vie à Joël, Yvan, Berndt, William et Mario.

Nous souhaitons restituer le souvenir du Nicaragua vu par les internationalistes au travers de photos des projets, des brigades, des récoltes, des itinéraires particuliers et collectifs de ceux qui se rendirent au Nicaragua sandiniste.

Nous lançons cette appel aux ex-brigadistes, aux comités, à celles et ceux qui par leur contribution nous aideront à illustrer ce mouvement historique. 


samedi 25 janvier 2014

La Brigade ouvrière suisse. La Dalia (3).

La vie dans la brigade.

-Claude :  « Mon arrivée au Nicaragua… A l’aéroport de Managua, une responsable est venue nous chercher. Nous arrivions avec une caisse à outil de 40 kilos et notre sac. Le véhicule que nous devions prendre était en panne. Nous avons donc profité d’un camion qui venait de charger une grue à Managua pour se rendre à Matagalpa. Je me souviens qu’en arrivant à Matagalpa, la flèche de la grue arracha les fils de téléphone… Ce qui selon nous aurait dû être une catastrophe sema l’hilarité chez les nicas. Ensuite, un véhicule nous attendais et nous transporta jusqu’à La Dalia. Nous avons dormi à même le sol, l’ambiance était tendue entre les brigadistes qui nous reçurent. Je garde ce souvenir : il pleuvait, les gens se faisaient la gueule, nous n’avions rien à manger, pas de lumière. Dans le village, il y avait un petit resto et un unique bar qui vendait du rhum Plata à des types habillés en vert, armés de fusils… et en plus le coassement constant des grenouilles… C’était désespérant : si c’est ça le Nica, je préfère me barrer ! Le lendemain matin, il y avait du soleil et tout a changé… »

Avec le développement de la solidarité et l’arrivée de dizaines de brigadistes suisses au Nicaragua, les autorités helvétiques tentèrent d’enrayer ce mouvement.  Dans la presse, l’extrême droite tapait fort sur les internationalistes, des informations ou plutôt de la propagande antisandiniste circulait. Lorsque Claude dû rentrer en Suisse après son premier séjour au Nicaragua, son patron lui demanda si effectivement, des missiles soviétiques étaient installés à Matagalpa ! Autant d’arguments présentant le Nicaragua comme un facteur d’agression dans la région rejoignant en tous point la rhétorique reaganienne. Une photo d’Yvan Leyvraz circula le montrant armé d’un .38. C’était concrètement un photomontage. Après la mort d’Yvan, le gouvernement suisse a tenté de bloquer la solidarité, en empêchant la sortie de matériel vers le Nicaragua ou d’interdire aux Suisses de sortir de la ville Matagalpa pour se rendre dans les zones où ils travaillaient.
Ivan Leyvraz, "cabello de oro" siempre en el corazon de los nicas. Foto sacada del folleto publicado en memoria a Benjamin Linder.
Ivan Leyvraz, "rizo de oro" siempre en el corazon de los nicas. Foto sacada del folleto publicado en memoria a Benjamin Linder. (Managua, 2011)
La brigade fut une expérience pour tous. Le changement de continent, les problèmes de santé, l’adaptation à la précarité de la vie en zone rurale soumise à la guerre fit émerger un nouveau type de fraternité.

« Nous étions tous idéalistes, on recherchait tous une forme de révolution qui dépendait de notre parcours : certains avaient travaillé en entreprises, d’autres vivaient en collectifs, il y avait différentes cultures politiques, différentes visions… Ceci ajouté à une réalité difficile, aux difficultés de santé, le manque de nourriture, les tensions dans les zones de combat… tout ceci faisait qu’il fallait construire une forme de camaraderie dans le groupe pour éviter les tensions ».

La BOS signait des contrats pour la réalisation de projets et était en lien constant avec le gouverneur local – le cadre politique du FSLN- ; ce cadre formel était nécessaire pour que les brigadistes aient le droit de résider dans le pays, pour s’acquitter des impôts. Le rythme de travail au sein de la brigade était de 20 jours de travail et 3 jours de repos. Aussi, il fut mis en place une sorte de caisse de solidarité pour aider ceux qui rentraient en Suisse à pouvoir avoir un petit pécule pour entamer les démarches administratives et trouver un travail, un logement…

Comme les autres brigades, ce type d’engagement internationaliste s’arrêta net le soir du 25 février 1990 quand le FSLN perdit les élections. La défaite électorale fut un véritable effondrement. Tout ce capital, les projets menés par la Révolution, tout a été détruit, récupéré, revendu pour le bénéfice de quelques-uns. Bien sûr, les UPE et l’Entreprise Alfonso Nuñez ont été dissoutes, restituées ou revendues… L’UPE Santa Martha a été distribuée sous forme de parcelles, La Estrella a été récupéré par le syndicat pour un projet de gestion collective, San Antonio a été donné aux ex-contras, les ateliers mis en place par la BOS passèrent aux mains des nicas… En quelques mois, des années d’efforts furent anéanties.
Los cafetales en las afueras de La Dalia (Foto L. Sanchis 2011)
Los cafetales en las afueras de La Dalia (Foto L. Sanchis 2011)

dimanche 19 janvier 2014

La Brigade ouvrière suisse. La Dalia (2)

La Brigade ouvrière suisse.

En mai 1984, la première Brigade ouvrière suisse (BOS) arrive au Nicaragua alors que la guerre bat son plein. Le pays est entièrement mobilisé pour défendre  la Révolution. Concrètement dans le secteur de La Dalia, au Nord de Matagalpa, des centaines de personnes se sont repliées et vivent dans des asentamientos, en raison des incursions permanentes de la Contra. La Dalia se situe entre les cordillères Dariense et Isabelia, un axe Nord-Sud,  véritable route empruntée par les commandos contre révolutionnaires en provenance du Honduras. Cette zone de production de café devint  un secteur stratégique pour le gouvernement sandiniste qui redoubla d’efforts pour maintenir et accroître la production, source de devises.
Plaza central de La Dalia. La alcaldia municpal y la casa materna. (Foto L. Sanchis -2011)
Plaza central de La Dalia. La alcaldia municpal y la casa materna. 
(Foto L. Sanchis -2011)
Un accord fut conclu avec le Minvah (ministère du logement) pour un programme de construction de 40 maisons. Ce type de coopération est une particularité car la plupart des brigades internationalistes participaient aux récoltes ou bien à la construction d’infrastructures en se relayant pour des périodes de quelques mois. La BOS arriva à La Dalia en 1984 pour n’en repartir qu’à la fin de la Révolution ; certains membres de la BOS firent un séjour court tandis que d’autres demeurèrent tout au long du processus révolutionnaire… et après.

Rétrospectivement, Fabio estime que la BOS arriva dans la zone à un moment crucial. Dans le secteur de la Dalia, tout était à faire. La plupart de terres disponibles avaient été confisquées aux collaborateurs de Somoza ou bien acquises par les autorités en raison de l’endettement de leurs propriétaires. Dans un premier temps – en 1983-, il fut décidé d’établir un « pôle » à Yale pour développer les projets révolutionnaires : réforme agraire, santé, éducation, logement… Là-bas, les Suisses comme Yvan ou Felipe connurent les conditions de vie des paysans. Il était urgent d’améliorer les conditions de production, d’organiser les communautés, de construire les infrastructures nécessaires. Pour atteindre ces objectifs essentiels, il fallait défendre la Révolution. Certains comme Yvan se sont peu à peu politisés.
Les Suisses se sont intégrés à la population car ils travaillaient avec les Nicaraguayens. Leurs ateliers permirent la formation de dizaines de professionnels et de techniciens en maçonnerie, eau potable, mécanique… L’impact humain fut énorme. De nos jours, de nombreux professionnels qui travaillent dans la zone sont issus de ces ateliers. Les gens ont dû participer pour accéder au programme de construction, on échangeait des idées, des expériences. Fabio rappelle que le « pôle de Yale » servit de leçon, ce fut une expérience de grande valeur en zone de guerre.

Par la suite, d’autres projets furent réalisés selon ce principe intégrant la population : la Casa Campesina à la Dalia afin d’avoir un lieu de réunion et de logement temporaire pour les habitants des communautés alentours, les constructions de maisons à La Primavera, El Galope, El Carmen et les UPE de El Hular et San Antonio. A La Dalia, des ateliers furent établis afin de mener plus efficacement les projets. Il fallait pouvoir répondre aux besoins en termes de construction, de réparation mécanique, d’eau potable et de menuiserie. Dans ce sens, la BOS a accompagné le processus de décentralisation puisque La Dalia avec ses équipements devint autonome en 1988 avec la création d’une municipalité.

-Claude : « Nous considérions qu’aider les UPE était une urgence dans cette zone de production de café. Dans les UPE, les ouvriers agricoles travaillaient dans des conditions difficiles : manque d’eau, la nourriture était déficiente car certains contremaitre volaient une partie des provisions… l’amélioration des conditions de vie de ces personnes nous paraissait essentielle dans le cadre du projet révolutionnaire ».

La question se posa au sein de la brigade s’il était préférable de favoriser la construction au sein des UPE ou dans les coopératives, reproduisant ainsi le débat entre les tendances plus communistes ou plus anarchistes de la gauche. Certes, un avis pouvait être donné mais c’était en dernier lieu la Casa de gobierno de Matagalpa qui décidait des secteurs de travail en fonction des priorités du projet révolutionnaire et de la sécurité des zones. L’urgence était d’augmenter et de sécuriser la production de café, de construire des infrastructures, des maisons pour les ouvriers agricoles… la BOS était à disposition des autorités politiques locales qui décidaient des zones d’affectation.

L’autre contrainte était la sécurité dans cette zone de guerre. Le Ministère de l’intérieur (MINT) orientait aussi la localisation des brigadistes et des projets pour des raisons évidentes. Par exemple, El Castillo appartenait à La Dalia mais la zone était trop éloignée et soumise à la menace constante de la Contra. La brigade suspendit sa présence dans ce village. La priorité était de garantir la production et de ne pas faire courir de risques inutiles malgré le cantonnement d’un poste militaire chargé de faire face aux incursions à deux kilomètres de La Estrella.
La Casa campesina construida por los brigadistas en La Dalia convertida en Casa materna. (Foto L. Sanchis - 2011).
La Casa campesina construida por los brigadistas en La Dalia convertida en Casa materna. (Foto L. Sanchis - 2011).

dimanche 12 janvier 2014

La Brigade ouvrière suisse, La Dalia. (1)

Una historia contada de la Brigada Obrera Suiza conformada por militantes en los años 1980. Uno de ellos, Yvan Leyvraz cayo bajo las balas de la Contra en el 1986. En el contexto duro de la guerra, los "suizos" siguieron trabajando en el norte de Matagalpa. Ahi van una lineas reunidas a partir de los recuerdos de Claude, que aun sigue en la inmensa estepa verde.

Entrevista realizada en agosto de 2011 en La Dalia.
Loren

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La Suisse, depuis l’étranger est perçue comme un état tranquille, une zone de villégiature pour nantis mais ce « paradis », pour fonctionner selon ses règles conservatrices a besoin d’une cheville ouvrière… C’est là que commence ce récit entamé à La Dalia en août 2011 avec Claude l’ancien brigadiste, Fabio le politique de la zone, la pluie des montagnes de Matagalpa, un savoureux café et une bouteille, inespérée en ces latitudes, de « gato negro »… Nous avons évoqué les souvenirs de Claude, membre de la Brigade Ouvrière Suisse dans les années 1980 qui est resté vivre dans les montagnes de Matagalpa.

Les luttes des jeunes en Suisse.


Durant les années 1980, en Suisse comme dans le reste de l’Europe, les jeunes subissent directement les effets de la crise économique. Face au chômage, le sentiment de rejet du capitalisme était fort dans la jeunesse.

-Claude : « On essayait de rechercher d’autres voies, d’autres alternatives. Certains mènent alors leur action dans les syndicats, les associations en essayant de politiser les débats, de déboucher sur un projet de restructuration de la société, d’être plus solidaire – avec les immigrés par exemple-, plus respectueux avec l’environnement – c’est le grande période des mobilisations anti-nucléaires…- on tente de déverrouiller cette société conservatrice. L’internationalisme et l’anti-impérialisme était au premier plan dans ce contexte de mobilisation. En quelque sorte, les frontières avaient sauté : on se retrouvait lors de concerts, dans les camps d’étude de la Jeunesse socialiste… »

C’est dans ce contexte d’effervescence politique que certains membres des organisations syndicales ou de partis partent au Nicaragua à partir de 1982-83. Il s’agissait alors de se rendre compte de la tournure des évènements dans la jeune révolution sandiniste, d’identifier les besoins et d’établir des contacts pour voir s’il était possible de développer des projets concrets.

-Claude : « Je vivais alors dans un collectif à Zurich, nous étions huit. Sur les huit, trois sont partis au Nicaragua. Personnellement, au début, je ne voulais pas y aller. En 1976, j’étais au Mexique et je me souviens du jour où le gouvernement mexicain a rompu ses relations diplomatiques avec Somoza. Je pensais qu’il y avait encore beaucoup de boulot ici, avant d’aller là-bas. On me proposa alors le cadre suivant : travailler avec des entreprises nicaraguayennes et de voir leurs besoins… »

Si le mouvement de solidarité avec le Nicaragua est mondial et particulièrement puissant en Europe et en Amérique, la Suisse a pour particularité de mettre en place une Brigade Ouvrière. Cette Brigade Ouvrière Suisse était constituée de professionnels : maçons, menuisiers, charpentiers, techniciens en eau potable… Par exemple Yvan Leyvraz qui fut assassiné par la Contra en 1986 était maçon. Les brigadistes venaient de toute la Suisse sans distinction entre francophone ou germanique. Le financement des projets venait principalement de l’œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO). Sur le modèle d’autres comités, des collectes étaient organisées, on sollicitait le soutien d’entreprises ou l’appui d’ONG comme Caritas.
El bus de La Dalia a Waslala. (Foto L. Sanchis 2011)
El bus de La Dalia a Waslala. (Foto L. Sanchis 2011)

dimanche 13 octobre 2013

Las palabras de Joël Fieux. (1986)

Joël Fieux llego a Nicaragua en 1980. Y allí se quedo… portado por el entusiasmo popular suscitado por la revolución sandinista. Joël no se quedo saboreando. Se comprometió con el proyecto revolucionario y trabajo con los campesinos en el Norte del país. Poco antes de su muerte, otro brigadista Daniel Noël lo entrevisto en Matagalpa.

Entrevista

« Lo que temo, es no poder asistir a la realización completa de la revolución sandinista. Temo morir a la vuelta de un camino de forma estúpida, volado por una mina puesta por un mercenario en la carretera a Jinotega”. 
Joël Fieux es el que nos habla. ¿Sera que el joven voluntario francés asesinado el 28 de julio pasado por los contras, armados y dirigidos por Washington, intuya su propia muerte?
Daniel Noël, quien vive en Libourne, es miembro de una brigada de solidaridad con Nicaragua. Los días, 8, 9 y 10 de junio pasado, estaba en Matagalpa donde converso largamente con Joël. Su grabadora encendida, Daniel nos mando la transcripción de las dos cintas grabadas durante estos encuentros.
Estas entrevistas, explica Daniel “se desarrollaron de manera informal alrededor de la mesa familiar, con un Joël radiante porque su esposa Fatima, con quien estaba casado desde 5 años y vivía en Managua donde trabajaba de periodista, asi que su hijo Oswaldo, nacido el 19 de julio de 1985, ya estaban reunidos desde quince días. Daniel evoca en las calles de Matagalpa a “Joël, conocido por todos, bromeando con todos y sintiéndose feliz en medio de este pueblo que amaba”.

Damos la palabra a este testigo comprometido, lucido, caluroso y valeroso que fue Joël.

El entusiasmo existe y no ha bajado pero la energía del proceso revolucionario ya no solo es el entusiasmo, se basa sobre realizaciones concretas y las perspectivas que percibe la población…
Estos campesinos del norte no huirán frente a la agresión porque benefician de todo el proceso revolucionario y tienen armas para defenderse…
Por ejemplo,  Yale es un pueblito, en el camino a Bocay, que ha sido atacado tres veces por la contra. Tiene ochenta y cinco casas. La última vez, la contra mando para arrasarla a ochocientos o mil de sus bestias. Los quince milicianos nicaragüenses ahí murieron, la contra solo pudo quemar diez casas y, ya al día siguiente, los campesinos, después de haber enterrados a sus muertos, se pusieron a reconstruir
La guerra llevada contra el pueblo de Nicaragua tiene como objetivo destruirlo económicamente, moralmente y físicamente. Llegamos a reconstruir a las cooperativas pero es imposible reemplazar a los hombres. Sobre ciento cincuenta cuadros del departamento de Matagalpa nombrados  hace cinco años, ciento cuarenta y siete han sido asesinados…

Joël iba a ser el número ciento cuarenta y ocho. Tenía como misión el mantenimiento de las radios puestas a disposición de los campesinos, a lo largo de la frontera con Honduras de donde salen los contras. No había podido encontrar a una escolta militar pero tenía que ir cueste lo que cueste. Daniel Noël  subraya que su muerte así que la de sus dos camaradas, un suizo y un alemán del Oeste fue un acto voluntario para sembrar el terror. Los voluntarios circulaban a bordo de un Toyota, vehículo que no utiliza el ejército nicaragüense. Los Contras no pudieron confundirlos con militares.
Así murió Joël, valeroso francés quien honora nuestro país cuyas autoridades, de derecha, se callan con el pretexto de que no había cumplido con el servicio militar y que tenia ahora la nacionalidad nicaragüense.

En esta conversación premonitoria, algunas semanas antes de morir, Joël se justifica sobre este asunto: “Mi mayor pena son los compañeros que desaparecen en la tormenta de la guerra. También tengo pena de no haber podido beneficiar de la amnistía de 1982, después de mi insumisión (al servicio militar – ndt), por culpa del papelero acumulado en la embajada de Francia en Managua que no juzgo importante informarme a tiempo de esta posibilidad de amnistía. Después, no tengo tiempo para apelar de esta decisión…
Del palacio del Elysée a Matignon, pasando por el quai d’Orsay (en orden sede presidencial, del primer ministro y ministerio de asuntos exteriores - ndt), el silencio sobre la muerte de Joël es mas vergonzosa.
Joël Fieux en 1983.


Emboscada

El 28 de julio de 1986, como a las 11h30 de la mañana, dos camionetas circulaban en la carretera a jinotega, proveniendo de Wiwili cuando en el lugar llamado «  La Zompopera » sufrieron un ataque de la Contra. La primera camioneta logro pasar entre las rafagas pero el segundo vehiculo fue alcanzado por los disparos y cohetazos.
Los sobrevivientes apoyados por los ocupantes del primer vehículo trataron de resistir unos 45 minutos, el tiempo necesario para la llegada de la tropa del EPS que puso fin a la emboscada y persiguió al comando de la contra.
Entre los muertos:
Yvan Leyvraz, Suizo, llegado a Nicaragua tres años antes para trabajar de carpintero, electricista y cooperaba en un proyecto de vivienda en Wiwili.
Bernd Koberstein, Alemán de Friburgo, llegado 4 meses antes para trabajar en el proyecto de agua potable de Wiwili.
William Blandón, mili­tante san­di­nista, secretario a la propaganda en la zona de Wiwili.
Mario Acevedo, funcionario ejecutivo en el municipio de Wiwili.

William Blandon, Gérald Fioretta e Yvan Leyvraz,
en la inauguracion de un proyecto de agua potable en Jinotega.


Parece que un pequeño reportaje ha sido realizado sobre la muerte de Joël... Las referencias son las siguientes : Mort de Joël (Fieux) - El Frances, La [French] (1986) (M Follin; A Dugrand) Documentary France 10’; Hasta la fecha, no tengo mas datos...

lundi 7 octobre 2013

Reconocimiento a martires europeos (14 de agosto de 1996).


En agosto de 1996, el FSLN otorgo a familiares y representantes de las victimas europeas de la emboscada de La Zompopera ocurrida 10 años antes.

Junto à Joel Fieux, Yvan Leyvraz y Berndt Koberstein murieron los nicaragüenses, Mario Acevedo, William Blandón, Roger Hamkin y el conductor Rosario Leyton.

"Los nicaragüenses y los cooperantes europeos fueron asesinados cuando hacian estudios para la gestión de nuevos proyectos de desarrollo en beneficio del movimiento cooperativo y de los pobladores de la zonas rurales del departamento de Matagalpa."
"Los familiares de estos cooperantes hace diez años han continuado gestando y apoyando proyectos de desarrollo para los campesinos matagalpinos y recientemente estuvieron presentes en actos de reconocimiento realizados para los campesinos de La Dalia y otras comunidades matagalpinas;, donde concretaron proyectos de agua potable, desarrollo comunal y agropecuario, así como capacitaron a miembros de cooperativas agrícolas." 

«El señor Fernand Fieux, padre de Joel, recibió a manos del comandante Ortega la distinción, durante la actividad realizada ayer en la sede de la secretaria de la Dirección Nacional del FSLN, en la que también estuvieron presentes miembros de los comités de solidaridad con Nicaragua. (...)"

Articulo de Barricada 14 de agosto de 1986.



El Comandante Ortega impone la Orden Carlos Fonseca
al señor Fernand Fieux, cuyo hijo Joel vivio en Nicaragua,
ayudando a consolidar los logros de la Revolucion,
y murio en una emboscada el 28 de julio de 1986.

jeudi 22 août 2013

"More than just words". Brigada "februar'34" de Austria (1984).

More than just words, “más que solo palabras” es el título del reportaje publicado en 2010 sobre la brigada austriaca que llego a Nicaragua en 1984. A partir de archivos de la brigada y entrevistas de los miembros de la brigada, la película da cuenta de las motivaciones de aquel grupo de 50 trabajadores y estudiantes que dejaron sus hogares para vivir la experiencia solidaria por Rio San Juan, al Sur-este del pais.
El documental realizado por la austriaca Anna Katharina Wohlgenannt no es el primer reportaje realizado por europeos que trata de las brigadas internacionales en los años 1980, en Nicaragua. Varios DVD resurgen gracias a internet que nos ofrece la posibilidad de entrar en contacto con pequeñas editoriales del mundo.

Imagenes de "More than words". (1984)

Nuestra América, de Kristina Konrad, nos llevaba en aquel “país desaparecido” –la Nicaragua sandinista- donde reencuentra a militantes, milicianas, mujeres que 25 años antes se movilizaron para construir un país sin miseria, sin analfabetismo, sin opresión… Yvan Leyvraz, el internacionalista suizo que caerá pocos meses después, esta entrevistado y habla, entre bromas y sonrisas, de su compromiso con el pueblo nicaragüense. La película rodada en el 2005 – antes que vuelva por las urnas el FSLN- nos presenta lo cotidiano de los que, ayer, fueron actores de un “futuro mejor” y enfrentan el neoliberalismo, la corrupción, la injusticia… Un país cambiado que dejo la utopía tirada en la cuneta.
La óptica del regreso y del reencuentro es el que también tomo Susan Meiselas –a quien se debe las fotos más famosas de la Revolución- en Pictures from the revolution, un reportaje realizado con Alfred Guzzeti y Richard P. Rogers en 1991. Susan Meiselas explico en una entrevista que siempre pensaba en los protagonistas de sus fotos, los verdaderos actores de la Revolución y quería saber que había ocurrido a los que, sin saberlos son iconos de la revolución. Son partes de la iconografia de la gesta sandinista, reproducidos miles de veces en las paredes, los carteles, los libros, tirando su molotov, con las mascaras monimboseñas o  montados en una tanqueta en la Plaza… Algunos cuyo rostro simbolizo la Revolucion en exposiciones fotográficas en el extranjero, siguen viviendo en su mismo barrio, otros cayeron durante la guerra de agresión, otros se fueron decepcionados… Mil y unas historias vividas, reales que humanizan lo que hubiera podido que un simple trabajo iconográfico. Definitivamente, Susan Meiselas ama a la humanidad.
Que viva Mauricio Demierre (2006)

En 2006, Stéphane Goël realizo la película Que viva Mauricio Demierre (y también la revolución) sobre la experiencia dolorosa de Chantal, la compañera de Maurice Demierre, otro internacionalista suizo caído en 1986. 20 años después, según el mismo proceso, volvemos con entrevistas e imágenes de archivos a entender las motivaciones de una generación de militantes internacionalistas que se fueron a Nicaragua para estar a la par de un pueblo que resistía al imperialismo y quería construir un “mundo mejor” – una fórmula que puede parecer fútil pero cargada de sentido en aquellos años.
Podriamos evocar tambien la reedicion del reportaje La Brigade café del frances Georges Drion, rodada a finales del 1987, presentando a un brigada inglesa durante la cosecha de café. Tambien The Irish Coffee Brigade sobre una brigada irlandesa que participa tambien a la cosecha en otro sector.

En los primeros minutos de la película de Anna Katharina Wohlgenannt, asistimos a la reunión de los brigadistas cuando debaten del nombre que tendrá la brigada… Como en otros países, el panorama de la solidaridad es muy amplio y reúne marxistas, pacifistas, la teología de la liberación. Uno de los participantes toma la palabra y explica que en febrero de 1934, los trabajadores austriacos se rebelaron contra el fascismo -la primera rebelión anti-fascista que costó la vida a 2000 trabajadores y miles de otros fueron encarcelados-. Este hecho fundador del compromiso izquierdista en Austria puede tener eco en Centroamérica donde se está resistiendo al imperialismo norteamericano. Después del voto el nombre de brigada “Februar 34” fue aprobado para representar esta iniciativa de solidaridad con la revolución sandinista.
En 1984, la brigada llega a Managua y transportada en un convoy hacia una unidad de producción de aceite de palma africana por San Miguelito. El proyecto consistía en la construcción de un centro comunitario. El proyecto fue totalmente elaborado y financiado por el comité de solidaridad austriaco. Después de haber llegado, el choque cultural se hizo palpable reforzado por la falta de comida, la lluvia constante, la ausencia de lo más básico – pozos o letrinas-. Allí, tuvieron que inventar todo. Lo que obviamente, genero conflictos en el grupo, lo que siempre resolvieron por las discusiones internas. Confrontaron sus visiones políticas teóricas a veces dogmaticas, sus ideales nacidos en Europa con la cruda realidad de la zona de Palma Africana. Resalta de las entrevistas que si, se podía vivir y trabajar de otra forma, con modalidades más democráticas y más respetuosas. El grupo logro establecer una dinámica colectivista y responsable. Además fueron sorprendidos por el nivel de conciencia política de la población, su participación – más que todo el papel de la mujer-, se miraba un país nuevo, en construcción, abierto a las alternativas más modernas en educación o en sicología abierta. Muchos elementos que despertaron mucha esperanza en los brigadistas y reforzaron su fe en esta revolución.
 Más de 25 años después se miran todavía las chispas en los ojos de los ex brigadistas cuando evocan su experiencia. Conservan para siempre el sencillo orgullo de haber contribuido a construir la Nicaragua Libre.

 filmografia citada :
More than just words, Anna Katharina Wohlgenannt - Austria 2010, 72 min.
Nuestra America, Kristina Konrad - Suiza 2005, 84 min.
Que viva Mauricio Demierre (y también la revolución), Stéphane Goël - Suiza 2006, 70 min.
Pictures from the revolution, Susan Meiselas, Alfred Guzzeti, Richard P. Rogers - EE. UU 1991.
La brigade café, Georges Drion, Francia, 1988, 47 min.
The Irish Coffee Brigade, Radharc Films, 1988.

(Puedo dar las referencias completas de estas peliculas para las personas interesadas).

dimanche 24 février 2013

Yvan Leyvraz, brigadista suizo asesinado en Nicaragua.(1986)

El 28 de julio de 1986 en Zompopera (Norte de Nicaragua), un grupo de Contras asesino a tres cooperantes internacionalistas, Yvan Leyvraz (Suiza), Joël Fieux (Francia / Nicaragua) y Berndt Koberstein (Alemania Federal) asi que dos tecnicos nicaragüenses.
Esta emboscada era parte del plan impulsado por Washington contra la Revolucion sandinista. A partir de mayo de 1986, los ataques contra las cooperativas, los puestos de salud, las escuelas y el personal a cargo de estos proyectos se intensificaron tras la aprobacion por el Congreso norteamericano de nuevos fondos para financiar la agresion.

Foto de Yvan Leyvraz en un folleto dedicado a Ben Linder, publicado en Nicaragua.
Entre las victimas de la emboscada estaba Yvan Leyvraz, obrero de la construccion, nacido en Saint-Cergue en 1954. Habia llegado a Nicaragua a principios de 1983, Yvan puso sus conocimientos y sus capacidades al servicio del proyecto revolucionario al cual se integro totalmente. Para el verano de 1983, era jefe de obra en la construccion del puente de Guanacaste (Matagalpa), alli dirigio las brigadas de solidaridad formadas por los comités suizos.

En 1984, Yvan impulso las "brigadas obreras" integradas por trabajadores de la construccion suizos y nicaragüenses. Una de las primeras realizaciones de estas brigadas fue la cooperativa de Yale que fue atacada por la Contra el 31 de mayo de 1986.

En abril de 1985, Yvan trabajo en la construccion de casas en la zona de Wiwili y luego a partir de mayo de 1986, en la zona de El Cua-Bocay. Un trabajo desarrollado en condiciones dificiles : en mayo de 1986, una primera emboscada en Zompopera costo la vida a tres tecnicos nicaragüenses. Unos meses antes, en febrero de 1986, el internacionalista suizo Maurice Demierre habia sido asesinado en otra emboscada en la zona de Achuapa. Un Comando que participo en la emboscada declaro luego que dada las "reacciones flojas" del departamento suizos de asuntos exteriores (DFAE), los dirigentes contras determinaron que los internacionalistas constituyan un "blanco interesante".

En el verano de 1986, la embajada de los Estados Unidos monto toda una campaña para que Suiza cortara toda forma de ayuda a Nicaragua. Esta Campaña se intensifico despues de la muerte de Yvan pero la solidaridad internacional siguio activa. Otros centenares de brigadistas siguieron los pasos de Yvan...